Communiqué de presse intersyndical et des fédérations de parents d’élèves sur les élèves sans lycée dans les Hauts-de-Seine

vendredi 3 juillet 2015
par  SUD Education 92

Communiqué de presse de la CGT éduc’action, de la FCPE, de la PEEP, du SNES-FSU, du SN-FO-LC, de SUD éducation du 92 concernant la situation des élèves “sans lycée”


Pour lutter contre le décrochage scolaire,
commençons par ne pas exclure des lycéens qui ne demandent qu’à être scolarisés !

Dans les Hauts-de Seine, comme au plan national, la direction des services de l’Education Nationale invoque souvent la bienveillance à l’égard des jeunes et le souci de lutter contre le décrochage scolaire. Pourtant, depuis plusieurs années dans notre département, des centaines d’élèves de lycée n’ont pas d’affectation à la rentrée.

Non seulement les jeunes et les familles concernés doivent passer tout l’été sans savoir où ils feront leur scolarité l’année suivante, mais ils ne sont pas sûrs d’avoir une place dans un établissement proche de leur domicile. Ils sont obligés de s’adresser régulièrement aux proviseurs afin d’essayer d’obtenir une place qu’ils n’ont quasiment aucune chance de trouver. Cette situation inadmissible et scandaleuse ne doit plus perdurer : ce n’est pas aux familles de trouver une solution, mais à l’Éducation Nationale de proposer des places en nombre suffisant.
C’est, en tous cas, l’idée que nous nous faisons de l’Ecole Publique.

Nous demandons à la Région Île-de-France de construire rapidement de nouveaux lycées dans notre département afin de faire face à la hausse démographique.

Nous demandons à la Direction académique des Hauts-de-Seine de créer le nombre de classes nécessaires pour que la préparation de la rentrée puisse se faire de manière sereine et bienveillante à l’égard des jeunes. Les élèves ayant échoué à un examen doivent pouvoir redoubler dans un établissement proche de leur domicile.

Enfin nous tenons à dénoncer les projets de transferts des filières professionnelles et technologiques présentes dans certains lycées polyvalents du département. Cela nuit à la mixité sociale et scolaire et dégrade les conditions d’études des élèves.