Dé-nomination d’un proviseur au lycée Joliot-Curie de Nanterre : La lutte paye !

vendredi 5 septembre 2014
par  SUD Education 92

Fin mai 2014, la salle des professeurs du lycée Joliot-Curie de Nanterre est en ébullition. Des informations détonantes sur Denis Bouclon,le proviseur prévu pour la rentrée 2014 ont été divulguées par les parents d’élèves du lycée français de Nairobi (où officiait M. Bouclon avant d’être débarqué début 2014). On y apprend entre autres des accusations solidement étayées de détournement de bien public, des accusations de harcèlement (et plus tard par une autre lettre de harcèlement sexuel et de racisme).

L’ensemble des personnels se mobilise en s’adressant immédiatement à la hiérarchie (DSDEN du 92, Rectorat de Versailles, Ministère) pour demander des explications. L’administration comme de coutume, fait la sourde oreille, Philippe Wuillamier le DASEN des Hauts de Seine déclarant même au Parisien que « M. Bouclon avait toute la confiance du Ministère ».

Mais les personnels ne lâchent pas l’affaire, le mouvement s’intensifie, les parents d’élèves se mobilisent à leur tour, les élus de Nanterre interviennent de leur côté, et les rassemblements se multiplient (devant la DSDEN du 92, le Ministère).

La pression populaire et médiatique et tellement forte que l’administration est obligée de faire machine arrière. En plein milieu du mois de Juillet, la nouvelle tombe : M. Bouclon ne sera plus le proviseur du lycée Joliot-Curie.

Cette affaire montre deux choses :

La première : la lutte paye ! Un résultat même improbable (virer un proviseur avant même qu’il ne mette les pieds dans un établissement) est possible à condition de pouvoir imposer un rapport de force favorable.

La deuxième : la lutte anti-hiérarchique est plus que jamais nécessaire, l’administration se rangeant systématiquement du côté des chefs, même (surtout) les pires. Notre institution l’a encore montré (et c’est la mauvaise nouvelle de cette affaire), puisque M. Bouclon, à peine dé-nommé du lycée Joliot-Curie de Nanterre a retrouvé le poste de proviseur de la cité Scolaire Gaston-Crampe d’Aire-sur-Adour ! La sanction, c’est pour ceux qui sont en bas de la hiérarchie, jamais pour les chefs !