Les capitalistes coûtent cher à l’éducation !

mardi 22 juillet 2014
par  SUD Education 92

L’austérité, on la paie au quotidien. La réalité de
l’austérité dans l’éducation, c’est la hausse du
nombre d’élèves par classe, la remise en cause
des projets, des dédoublements dans le second
degré. La réalité de l’austérité, c’est la promesse
de réformes, comme celle de
l’éducation prioritaire, qui finissent
par se faire à
moyens constants, c’est-à-dire
en prenant de l’argent
au sein de l’éducation nationale
pour « faire mieux »
sans donner plus de
moyens. La réalité de
l’austérité, c’est le transfert
d’une partie du temps scolaire
aux collectivités territoriales,
prélude à un
désengagement de l’État en
la matière : la réforme des
rythmes, c’est avant tout la
territorialisation de l’Éducation nationale comme
moyen de démantèlement du service public d’éducation.

L’austérité, on nous la présente comme incontournable,
comme correspondant à des
objectifs techniques inéluctables et finalement incompréhensibles
 : réduction des déficits à moins
de 3 %, maîtrise de la dette et de l’inflation. Les recette
néolibérales, on essaie de nous les faire avaler
en nous expliquant qu’elles vont permettre de
renouer avec la croissance et d’inverser la courbe
du chômage. Mais force est de constater que
même si depuis plus de
trois décennies ces choix
sont présentés comme
les seuls possibles, les
inégalités n’ont fait
qu’augmenter. Et pour
cause, elles sont faites
pour cela : imposer une
répartition des richesses
favorable aux patrons et
aux actionnaires, les uns
augmentant leurs marges
et les autres leurs dividendes.

L’austérité est
une politique de classe
visant à accroître les profits
du capital au détriment du travail. Et ces
dogmes au service des plus riches, c’est nous qui
les payons dans nos conditions de travail, et nos
élèves dans leurs conditions d’apprentissage.

Les capitalistes nous coûtent cher, la preuve en quelques chiffres :

Bénéfices des entreprises françaises du CAC 40 entre 2007 et 2012 :
411 milliards d’euros. Ça en fait, des augmentations de salaires et de pensions, des emplois à
créer, des services publics à développer.

Exonérations de cotisations sociales offertes au patronat ces dix dernières années :
250 milliards d’euros, que nous payons nous en cotisations supplémentaires ou en dégradation
des prestations (retraites, maladies, chômage, etc.).
40 milliards d’euros de dividendes pour les actionnaires des entreprises françaises du CAC 40
en 2013 :

Cela représente 709 euros volés chaque mois à chacune
des 4,7 millions de salariées
de
ces entreprises. Au second trimestre 2014, les dividendes versés aux actionnaires des
grandes entreprises françaises ont encore augmenté, de 30,3 %.