Ça suffit comme ça ! Reprenons l’offensive !

mercredi 27 août 2014
par  SUD Education 92

Les moyens sont insuffisants. Le ministère le reconnaît
lui-même,
les créations de postes vont essentiellement
être absorbées par la formation
initiale des enseignantes
et par la hausse démographique.

Nous allons être contraints à travailler
avec un nombre trop élevé d’élèves par classe, à
renoncer aux dédoublements dans le second degré,
à mendier des projets à des partenaires territoriaux
et privés, à être de plus en plus en
concurrence entre équipes, entre écoles, collèges
et lycées, pour obtenir des miettes. Dans de nombreux
départements, les créations de postes ne
couvrent même pas la hausse démographique, et
cela se traduira par une hausse d’élèves par
classe. Dans tous les cas, nos conditions de travail
et les conditions d’apprentissage de nos élèves, qui
s’étaient tant dégradées, ne vont pas s’améliorer.
L’austérité, c’est nous et nos élèves qui la payons !

Les réformes iniques vont entrer en vigueur, désorganisant
totalement notre travail. Nous
avons pu constater l’année dernière l’ampleur des
dégâts occasionnés par l’application de la réforme
des rythmes scolaires.

En cette rentrée, dans les Hauts-de-Seine aussi les conditions de travail et
d’apprentissage seront dégradées. La réforme des
rythmes, c’est le transfert d’une partie du temps
passé à l’école à la charge des collectivités, ce qui
provoque une inégalité des territoires en termes de
moyens.

La réforme de l’éducation prioritaire procède
du tour de vis : faute de moyens alloués (350
millions d’euros, et encore, par redéploiement !), le
ministère propose ses recettes habituelles (école
du socle, management, contractualisation des
moyens).

Le journal officiel du 23 août publie les deux décrets
concernant le temps de service des professeures
de lycée et collège d’une part, et des PLP
et PEGC d’autre part. Ces décrets prévoient l’application
stricte des projets ministériels qui avaient
été présentés au comité technique ministériel du
27 mars et qui avaient suscité un vote négatif de
Sud Éducation.

En effet, non seulement ils ne prévoient
pas la réduction du temps de travail que
nous revendiquons, mais ils imposent l’obligation et
l’annualisation d’un certain nombre d’activités
(réunions, concertations, suivi des élèves...) qui
jusqu’alors relevaient du volontariat.

Dans les universités, le gouvernement peine à
imposer les regroupements d’établissements qui
sont prévus par la loi Fioraso, et qui ne visent qu’à
créer des mastodontes universitaires à moindre
coût au détriment des personnels et des étudiants.
Pendant ce temps, il y a toujours plus de précaires
parmi les personnels. Réformes iniques, refondation
bidon !

Le gouvernement amuse les médias et étale ses
divisions en annonçant sa démission, montrant
bien que ses politiques contre les salariées
ne
sont pas tenables. Nous savons que le
remplacement des personnes ne changera rien
aux attaques portées. Elles seront même plus
claires et sans doute plus dures dans le domaine
économique et social l’essentiel

le
gouvernement Valls 2 assume sans complexe sa
ligne "sociallibérale".
À l’éducation nationale, la
nomination de Najat Vallaud-Belkacem
doit surtout
être comprise comme la promotion d’une fidèle de
Hollande et, alliée au maintien de Geneviève
Fioraso à l’enseignement supérieur, est surtout une
promesse de continuité.

Nous, nous n’avons pas
de doute, pas d’hésitation. Nous voulons des
moyens pour l’éducation, travailler dans de bonnes
conditions, une société égalitaire et coopérative. Organisons nous
pour reprendre l’offensive !