Lutter contre l’extrême-droite c’est construire des luttes sociales victorieuses ! Pour une école qui résiste, pour construire une autre société !

lundi 23 juin 2014
par  SUD Education 92

Alors que partout la peur et la haine
de l’autre sont devenues l’expres­
sion du mécontentement et de la co­lère, les politiques d’austérité restent
la seule proposition faite par des
gouvernements qui ne représentent
finalement plus grand monde.

Au lendemain des élections euro­péennes, le message envoyé par
François Hollande et Manuel Valls a
été clair : évacuation de trois camps
de migrants à Calais, démantèle­
ments de plusieurs camps de rroms
en Ile de France…

Comme si depuis
le temps les politiques au pouvoir
n’avaient pas compris que l’applica­tion des idées nauséabondes de
l’extrême­-droite servait surtout l’ext­rême­-droite !

Comme si face à la
paupérisation et à la précarisation la
solution était de s’attaquer aux plus
pauvres et aux plus précaires !

Comme si l’unique chance de survie
du capitalisme en crise était de gar­
der les travailleur.e.s (au chômage
ou pas, précaires ou non) le plus di­
visé.e.s possibles…

Quand la population est précarisée
dans ses droits les plus élémen­
taires (se loger, accéder à l’éduca­
tion, à des soins médicaux…), c’est
qu’elle l’est aussi dans le monde du
travail.

La précarité dans nos écoles et éta­
blissements, c’est celle des person­
nels.

Le nombre de personnels
enseignants non titulaires explose, et
cela ne devrait pas s’arranger !

Les
postes ouverts aux concours de re­
crutement (créations de postes qui
déjà étaient loin de combler les sup­
pressions des années précédentes)
ne pourraient être pourvu faute d’un
niveau suffisant des candidat.e.s ?
On peut d’ores et déjà prévoir que
ces recalé.e.s viendront grossir les
rangs des contractuels qui auront le
bonheur d’effectuer le même travail
que leurs collègues (sauf le statut
mais bon n’est­ce pas là une réac­
tion de privilégié.e.s ?), et puisqu’il
faut faire des économies…

La préca­
rité c’est aussi celle des personnels
non enseignants. Les AVS à qui on a
fait miroiter une possible titularisation
sont bien obligé.e.s aujourd’hui de
reconnaître que ce n’est que par la
lutte qu’ils obtiendront plus que des
promesses !

Dans les vies scolaires,
les Contrats Uniques d’Insertion font
passer celles et ceux qui ont la
chance d’avoir signé un contrat d’As­
sistant d’Education pour des
nanti.e.s.

La précarité dans l’éducation, c’est
celle qui devient le quotidien de nos
élèves, d’autant plus forte que l’on
est là aussi dans les quartiers les
plus populaires, chez celles et ceux
qui sont déjà les plus fragiles.

Pré­
carité pour les enfants rroms dont la
scolarisation se fait au gré du dé­
mantèlement des camps. Précarité
pour les enfants en situation de han­
dicap qui n’ont aucune certitude
quant à la pérennité de leur accom­
pagnement.

Précarité des enfants en
zone d’éducation prioritaire qui ne
bénéficieront plus d’un accompa­
gnement censé résoudre (un peu !)
les inégalités. Précarité de tous les
élèves soumis de plus en plus tôt au
modèle de l’entreprise avec mise en
compétition de chacun, contrôle, etc.

Parce que nous ne voulons pas de
cette école, parce que nous ne
voulons pas de cette société, il est
plus que temps de reprendre le
chemin de luttes pour une école
qui n’abandonne pas les plus
faibles à leur sort, qui ne se
permette pas de perpétuer et de
justifier la société telle qu’elle est
mais qui se donne les moyens de
la changer, qui redonne espoir à
ses usagers comme à ses sala­
rié.e.s !