Dans le 92 SUD s’implante chez les agents techniques des établissements scolaires

samedi 5 avril 2014
par  SUD Education 92

Depuis la décentralisation en 2003, SUD a fait le choix de continuer à syndiquer les Agents Techniques des Établissements d’Enseignements (ex-TOS) dans le 92 malgré le changement d’employeur. Le choix s’est révélé gagnant : aujourd’hui, un tiers de nos adhérents sont des personnels ouvriers.

La situation est pourtant compliquée, en particulier dans les collèges. Dans les régions, qui gèrent les lycées, les agents représentent environ 90% du total des salarié-es du conseil régional. En Île-de-France, SUD éducation est bien implanté dans les lycées, avec même des élu-es dans les instances (c’est dire !), un réel travail entre les 6 syndicats SUD éducation concernés, et quelques belles victoires dans la défense des personnels. Cela a été un peu plus compliqué dans les collèges…

Pendant plusieurs années, et malgré le soutien des collègues enseignants, c’est seuls que Hervé et Christian ont affronté le conseil général des Hauts-de-Seine et ses poids lourds (dans le désordre Patrick Devedjan, Isabelle Balkany, Jean Sarkozy, etc.), avant de voir enfin les résultats du travail de longue haleine fait par et avec le syndicat. Passé le choc de la décentralisation, les agent.e.s de collège ont recommencé à se syndiquer à SUD dans les Hauts-de-Seine, et sont même plus nombreu-ses que jamais !

Au commencement étaient… les élections de 2008. Il y a environ 800 TOS pour 8000 employé-e-s au conseil général, SUD éducation 92 décide donc de s’associer à la fédération SUD CT (il n’y a pas encore de syndicat SUD CT 92) pour présenter des listes. Celles-ci sont refusées par le Conseil Général qui conteste notre représentativité, et nous perdons notre recours au Tribunal Administratif. Toutefois nous tractons devant le CG le jour des élections pour dénoncer cette atteinte à la démocratie, et le quorum n’est pas atteint … pour les catégories A et B qui travaillent pour beaucoup au Conseil Général. Malheureusement nous ne présentons des listes que pour les catégories C. Toutefois, on nous accorde après cela quelques droits syndicaux : quelques heures de décharge, quelques heures d’équivalent de crédit de temps syndical, et un bureau dans le ventre de la bête. Vu l’implantation de SUD et les longues années de militantisme dans ce secteur, force est de constater la légitimité et la représentativité de notre organisation.

Là où les autres syndicats présents au conseil général ignorent complètement les particularités de ce qu’il reste du statut des anciens TOS, SUD a réussi à faire entendre sa voix auprès des agents et de leurs hiérarchies. Un bulletin SUD spécifique « Agents solidaires » est envoyé dans tous les collèges en direction des personnels ouvriers. Il en est à son 16ème numéro (ils sont sur le site site de SUD éducation 92 à la rubrique « agents techniques »). Des formations syndicales sont mises en place en direction de ces salarié-es. Le syndicat intervient régulièrement pour défendre des travailleurs-euses. Nos camarades ouvriers sont appelés à intervenir en tant qu’expert dans des instances où nous ne sommes pas représentés. A partir de là, il est difficile de ne s’occuper que des TOS. Va donc commencer un travail en lien avec SUD CT, pour défendre les agents face à leur nouvelle hiérarchie d’un côté mais aussi pour conquérir un nouveau champ de syndicalisation. SUD s’implante alors aussi chez les agents du siège du Conseil Général du 92 mais aussi dans d’autres collectivités territoriales : mairie d’Asnières, de Clichy etc. Les solidarités intercatégorielles et interprofessionnelles se construisent au quotidien.

Tous ensemble pour faire aboutir nos revendications, pour une autre société. Nous sommes une même classe sociale, nous sommes uni-es et solidaires !...