Il y urgence à imposer une politique de justice sociale !

vendredi 11 avril 2014
par  SUD Education 92

Le gouvernement multiplie les annonces
en faveur de cadeaux aux plus riches : 10
milliards dans le cadre du pacte de responsa­
bilité, 30 milliards dans le cadre du pacte de
compétitivité et 50 milliards d’engagement au­
près de l’UE.

Alors que le point d’indice dans la fonction pu­
blique est gelé depuis 2010 le gouvernement a
parlé de geler également l’avancement. Éco­
nomies estimées : 1 milliard. Soit 40 fois moins
que ce qui est offert en exonération de cotisa­
tions et autres cadeaux fiscaux aux patrons !

Autre solution envisagée par ce gouvernement
qui se renie : revenir sur les recrutements
d’enseignant­e­s. Promesse phare d’un gou­
vernement qui n’en tient pas beaucoup et
mène une politique ultra­libérale. Il est loin le
temps de la guerre à cet ennemi qu’était « la fi­
nance ».

Toujours plus de précarité !

Ces économies passent par le développement
de la précarité (au lieu de créer des postes de
titulaires et de titulariser sans condition les pré­
caires comme le revendique SUD) avec le re­
cours massifs aux contractuels dans la
fonction publique et de plus en plus via des
contrats aidés (CUI­CAE...). Ces mêmes pré­
caires, chômeurs et chômeuses, intermittent­e­
s auxquel­le­s on impose une petite cure
d’austérité de 400 millions d’euros avec « l’ac­
cord UNEDIC ».

Et maintenant, ripostons !

Heureusement, il n’y a pas de fatalité ! Dans le
92, les postiers de SUD PTT en sont à plus de
50 jours de grève reconductible pour la réem­
bauche de collègues en CUI. Les AVS, EVS,
AED ­ qui ont majoritairement voté SUD édu­cation, à Paris, lors des élections profession­
nelles du mois dernier ­ se réunissent et se
mobilisent actuellement. 80 AVS dont beau­
coup en CUI se sont réunis devant l’IA de Nan­
terre le 20 mars à l’appel de Sud éducation 92.

Avant et après les vacances de février, de
nombreux établissements du second degré de
l’Ile­de­France se sont mis en grève et ont
manifesté à plusieurs reprises pour défendre
les moyens nécessaires à leur fonctionnement
et obtenir les postes indispensables d’ensei­
gnant­e­s, d’administratifs­ves, d’ouvrier­e­s et
de vie scolaire.

Dans le premier degré, la préparation de la
rentrée 2014 va commencer et ses conditions
vont provoquer la colère et la détermination
des personnels face aux projets de carte sco­
laire en même temps qu’est posée la question des rythmes scolaires là où elle n’avait pu être
imposée à la rentrée 2013 comme dans toutes les communes des Hauts-de-Seine.

Il importe maintenant de sortir du marasme ac­
tuel en enclenchant une dynamique de lutte
pour imposer une autre politique ­ car les
changements de têtes de ministres ne sau­
raient faire illusion ­ fondée sur la justice sociale et arracher enfin des mesures posi­
tives pour les salarié­e­s et les chômeurs­ses,
pour l’école et les services publics.