Rythmes : les conditions de travaillent et d’apprentissage se détériorent fortement. Il faut que ça change !

lundi 17 mars 2014
par  SUD Education 92

Les critiques de SUD envers la réforme des rythmes sont malheureusement confirmées par l’expérience. Celles et ceux qui la subissent dès cette années (environ 20%) notent qu’il n’est pas rare d’avoir des journées qui sont un va-et-vient incessant entre temps de classe et réunions, sans offrir de temps de pause ou de respiration. Ce rythme effréné rend également tant la préparation de la classe que les temps de correction extrêmement difficiles. Les enseignant-e-s comme les élèves sont souvent complètement épuisé-e-s ! Les convocations les mercredis après-midi pleuvent. Épuisement, surmenage, constats de ne plus avoir de temps pour la réflexion et l’élaboration collective sont largement partagés. Les réunions, de concertation de maîtres ou de cycles, d’animation pédagogique se succèdent soit après la classe soit le mercredi après-midi. La sécurité des élèves est de fait insatisfaisante. Les écoles sont des lieux de passage continuel. Les élèves et leurs parents, les enseignant-e-s, le personnel municipal, les intervenant-e-s se succèdent et se croisent. Cette organisation génère une totale confusion entre lieu d’école et lieu d’accueil périscolaire, pause méridienne, activités périscolaires...

Les inégalités territoriales, déjà conséquentes, sont très largement aggravées par ce projet de réforme (communes pauvres/riches ; rurales/urbaines ; priorités politiques des municipalités...) D’une façon générale, cette réforme, véritable acte III de la décentralisation va dans le sens d’une emprise toujours plus grande des collectivités territoriales au sein de l’éducation nationale, avec toutes les dérives que nous avons déjà constatées depuis la loi de décentralisation de 2003.
Dans le 92 les luttes de l’année dernière ont largement contribué au report du passage à 2014. Malheureusement cette année, la plupart des communes ont prévu de passer à la semaine de 4,5 jours à cette rentrée… pas toutes !

Au niveau national plus de 2000 communes ont annoncé qu’elles n’appliqueraient pas la réforme. D’autres laissent planer le doute…

Dans le 92 au CDEN du 11 février 4 communes ont annoncé refuser d’appliquer la réforme. Ce sont : Levallois, Puteaux, Boulogne – la commune qui contient le plus d’habitant.e.s après Paris ! - , La Garenne Colombe. A cette même date. Seules 23 communes avaient transmis un projet. 13 communes restaient encore sans projet.

SUD Education 92 fait tout pour que ce décret soit abrogé et que les maires refusent d’appliquer cette contre réforme et appelle tout le monde à se mobiliser.